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Santé:
Administration en chaos
Ceux
qui ont fait des études de sciences sociales seront
familiers avec cet extrait: ‘Tarzie Vittachi, the
Sinhalese journalist, asked Jawaharlal Nehru before he died
what was his greatest failure. Nehru
reflected and replied, “I failed to change this
administration. It is still a colonial administration.” Actually,
it's far worse.’
Au
ministère de la Santé, actually, it’s the worst,
à en croire deux ex-Principal Medical Officers et un
infirmier haut gradé, tous à la retraite. Ainsi, le
constat de LEX dans son article de la semaine dernière titré
‘Ministry of Health: The worst of all ministries’
est confirmé par ces officiers qui ont occupé
pendant des années le couloir du cinquième étage au bâtiment
Emmanuel Anquetil, et parlent en connaissance de cause. Ils
sont quand même un peu plus nuancés. Ainsi, ils avancent
que l’ancien ministre de la santé
Kishore Deerpalsingh, que LEX a nommé, avait une
intelligence et une capacité de driver hors de
l’ordinaire, et a eu la chance d’avoir un secrétaire
permanent du calibre de M. Raj Mudhoo. Malheureusement, le
présent ministre de tutelle ne jouit pas de ce haut niveau
de soutien. M Mudhoo, de par sa formation académique et son
cheminement, était un vrai manager et non un ‘glorified
clerk’.
Certes,
il y a aussi des officiers qui sont très compétents et dévoués,
mais dans un système pyramidal où tout s’accumule sur la
table du ‘glorifed clerk’
pour être approuvé, que peut-on espérer? Les ex-PMO
sont catégoriques: le ministère de la santé
est directionless, dans un état perpétuel de
‘crisis management’. Il n’y a aucune cohérence dans
le traitement des dossiers.
Ainsi
s’explique la dérive, qui continuera aussi longtemps
qu’il n’y ait pas une prise en charge plus éclairée
pour motiver les cadres et canaliser la bonne volonté de
nombreux parmi ceux qui sont prêts à s’adonner au mieux,
à condition d’être menés plus intelligemment au lieu
d’être dictés et matraqués
sans cesse à tue-tête.
Dans
le judiciaire et aux finances, par exemple, ce sont des
professionnels qualifiés en loi et en finance/économie
respectivement qui sont au sommet, avec le ministre comme
chef politique. Pourquoi en serait-il différent à la santé?
Un
autre scandale de bourses à venir?
Ils
sont 88 à
avoir, en juillet dernier, pris part au concours de sélection
pour des études de spécialisation en Anesthésie Réanimation
et en Médecine Interne, dans le cadre de la coopération
Université de Bordeaux-Institut de Santé d’après un modèle
bien établi depuis des années. Quelque temps après le déplacement
du Professeur Sztark à Maurice pour finaliser les nouveaux
arrangements de coopération, ce dernier avisa l’Institut
de Santé à Pamplemousses de la tenue du concours, un
examen écrit de deux heures à l’Institut, le
questionnaire étant préparé par Bordeaux.
Cela
fait presque un mois à ce jour que le Prof Sztark est
revenu à Maurice pour valider les résultats au sein d’un
jury à l’Institut de Santé, après la correction des épreuves
à Bordeaux. Huit candidats ont été sélectionnés dans
chaque filière, et le même jour de la validation, le Prof
Sztark accompagné du Directeur de l’Institut ont remis,
sous pli sellé, les résultats au ministère.
Les
médecins, on le comprend, sont impatients et veulent, à
tout prix, en prendre connaissance. Plusieurs appels n’ont
abouti à rien, et ils sont en droit de se demander pourquoi
ce délai, et que diable se trame-t-il? L’administration
chaotique du ministère de la santé
leur fait la sourde oreille.
Un
autre scandale-bourse serait-il en train de couver au ministère
de la santé?
Voila la question que sont en train de se poser les médecins.
Le silence officiel ne présage rien de bon augure.
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