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Interview: Cader Sayed Hossen PDF Print E-mail
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Interview: Cader Sayed Hossen


“Je ne vois pas Pravind Jugnauth être en mesure de renverser la vapeur

Bien au contraire, j’ai bien peur que nous aurons more of the same »

* BAI : ‘Une commission d’enquête aura-t-elle accès aux comptes-rendus des réunions du PMO, du ministère des Finances, du ministère de la Bonne Gouvernance’

* ‘Le même leader ? Oui, aussi longtemps que les membres du Parti Travailliste souhaitent que le leader reste en place et mène le parti’

Intégrité : Absence de mauvaises intentions. Quand il s’agit d’une personne, c’est une référence à son caractère : c’est un être juste, honnête et irréprochable. L’intégrité morale est un concept juridique mais c’est avant tout la qualité d’une personne qui est capable de prendre des décisions sur son comportement de par elle-même. Les citoyens s'attendent à ce que leurs représentants au Parlement soient des hommes et des femmes politiques intègres. Or, les réalités mauriciennes par rapport à l’intégrité politique ou professionnelle posent problème. Cader Sayed Hossen nous en parle.

 

Mauritius Times: Ce qui nous est donné à voir chaque semaine avec une affaire chassant l’autre et qui laisse entrevoir des suspicions de maldonne, de favoritisme, et d’interférence dans le fonctionnement de les institutions publiques – il n’y a rien de plus ‘welcome’ pour l’opposition qu’un gouvernement qui semble avoir activé le ‘self-destruct mode’, non ?

Cader Sayed-Hossen : Effectivement, comme vous le dites, chaque semaine, une affaire chasse l’autre et l’actualité médiatique courant, après le dernier scandale, tend à faire oublier les précédents.

Il y aura probablement encore quelque sombre affaire ce week-end ou la semaine prochaine… Mais ne croyez surtout pas que cela nous enchante. Nous sommes des patriotes et cela nous afflige profondément de voir notre pays ainsi traîné dans la fange. Chaque jour qui passe apporte avec lui non seulement son lot de scandales, mais une misère de plus en plus grande, un désespoir de plus en plus profond chez la population et un dégoût palpable pour ce Gouvernement – le pire que ce pays ait connu de toute son histoire.

Sans doute, cela renforce ce dont la population se rend compte maintenant depuis un moment : que seul le Parti Travailliste, fort de son histoire, lointaine et récente, est capable de sortir le pays de l’impasse économique, sociale et morale dans laquelle le clan Jugnauth l’a engluée. Sans doute, cela joue en notre faveur. Mais nous n’avons jamais souhaité que ce soit ainsi – parce que nous aimons notre pays et nous sommes profondément peinés de voir l’état de décrépitude morale après 28 mois de règne des Jugnauth.

* Ce qui marque des points toutefois, du moins pour l’instant, ce sont le PMSD et le MMM, principalement au regard de leurs interventions parlementaires. L’opposition travailliste est souvent absente des débats qui dominent l’actualité, sauf pour les interventions de Shakeel Mohamed. Qu’est-ce qui explique cela ? Embarras, boycott des médias ou y a-t-il une autre explication ?

En effet, il y a du vrai dans ce que vous dites. Il y a à cela plusieurs explications qui se combinent pour donner le résultat que vous constatez.

Premièrement le nombre. Le Parti Travailliste n’a que 4 députés, dont 3 jeunes et nouveaux venus à l’Assemblée nationale, alors que le MMM et le PMSD ont tous les deux des contingents assez nombreux. Ensuite – et cela est sans doute l’élément déterminant – il y a l’expérience de la chose parlementaire et le flair politique qui se développent avec les années et cela finit par aller de pair avec ladite expérience. Les ténors du MMM sont presque tous à l’Assemblée nationale et cela explique certainement l’agressivité de ce parti lors des débats parlementaires.

Quant au PMSD, à part Xavier Duval, il n’y a vraiment personne d’autre. Mais avant de les juger, laissons le temps à nos jeunes députés, qu’ils trouvent leurs marques et s’affutent. Ajoutons à cela la manière de faire de la Speaker qui fait souvent semblant de ne pas remarquer que nos députés souhaiteraient intervenir.

* On entend peu ou même rien du côté du PTr sur des sujets comme le salaire minimal ou la controverse concernant les transactions boursières à propos des New Mauritius Hotels. Pourquoi ce silence ?

Il fut un temps, dans un passé pas trop lointain où presque toute la presse, écrite et parlée, ne jurait que par Sir Anerood Jugnauth, et où nos positions étaient soit ignorées de ladite presse ou réduites à un entrefilet en page intérieure.

Les choses commencent à changer depuis peu. Comme vous le savez, il existe plusieurs plateformes à partir desquelles un parti ou un leader de parti peut s’exprimer : des déclarations ou des conférences de presse, des messages par les réseaux sociaux, des meetings publics, etc.

Parlons du salaire minimal. Hier, lors du congrès du Parti Travailliste à Nouvelle France, Navin Ramgoolam a commenté la proposition initiale du gouvernement pour un salaire minimal d’environ Rs 8,000 – somme très faible compte tenu du coût de la vie. Quoiqu’il en soit, les scandales, entorses à la démocratie, violations des lois du pays, abus de pouvoir, ingérences dans le fonctionnement des institutions dites indépendantes, dilapidation des fonds publics, bavures et autres sont tellement nombreux, et tellement réguliers et répétitifs qu’il nous faudrait des déclarations quotidiennes pour les dénoncer.

* Pour revenir aux affaires qui suscitent débats et passions ces temps-ci, c’est principalement les suspicions d’interférences politiques dans des institutions publiques et parapubliques, et celles des nominés politiques qui rejaillissent négativement sur le Gouvernement. Nos précédents gouvernements en ont aussi fait l’expérience… Plus ça change, plus c’est la même chose, paraît-il ?

Un commentaire pour commencer. Premièrement, ce ne sont pas des suspicions d’ingérence mais des ingérences réelles, avérées, dont la manipulation de la FSC, la mise sous tutelle du Conseil d’Administration et du Management d’Air Mauritius, l’autorecrutement de Choomka à l’ICTA, le rôle de courtier auprès de la FSC et du salon de l’Etat à l’aéroport joué par la Présidence et par un senior minister en faveur d’Alvaro Sobrinho ne sont que quelques exemples, semblerait-il.

Mais vous semblez penser et dire que ce genre de comportement et d’abus du pouvoir est une constante. Oui, cela a toujours été une constante sous un gouvernement Jugnauth. Sous les gouvernements travaillistes, Navin Ramgoolam n’a pas hésité une seconde avant de limoger ministres et cadres, nominés politiques, pour de tels abus.

En fait, c’est une question de culture politique. Le Parti Travailliste est un véritable parti politique, issu des années de braise de notre histoire et ayant développé au fil de pas loin d’un siècle d’existence un profond respect de la démocratie et des institutions. Le MSM aujourd’hui au pouvoir est un clan familial qui ne s’intéresse qu’à ses intérêts pécuniaires – seule motivation de sa recherche du pouvoir politique. Cela est résumé de manière on ne peut plus clair par cette déclaration au Parlement de Gayan au temps de son arrogance et de celle de l’Alliance Lepep : « Government is government and government decides… »

* Il se pourrait que les structures et le fonctionnement des institutions parapubliques et de certaines ‘State Owned Entreprises’ – ces dernières mises à l’abri de la supervision parlementaire --, soient propices pour des pratiques condamnables. Comment faire pour remédier à cela ? Faut-il aussi la volonté politique et un ‘Freedom of Information Act’ pour y parvenir ?

Il s’agit plus de volonté politique que de mesures institutionnelles. Il faut avant toute chose une volonté du chef de gouvernement – le Premier ministre dans notre système – pour que la chose publique soit gérée avec une éthique publique et le respect de la loi.

Je vous donne un exemple. Sous les gouvernements de Navin Ramgoolam, il n’y avait pas de ministère pour la Transparence, etc., mais, pour autant, entre 2005 et 2014, il n’y a pas eu de pratiques condamnables. Il y a eu probablement des erreurs de jugement, mais pas d’abus, pas de gestion des biens de l’Etat comme s’il s’agissait de biens familiaux, pas de dilapidation de fonds au bénéfice des individus aux commandes de l’appareil d’Etat comme c’est le cas depuis décembre 2014.

Un Freedom of Information Act peut certainement contribuer à apporter plus de transparence, mais vous savez aussi bien que moi qu’une loi ne peut être efficace que si elle est appliquée, « enforced ». Voyons ce qui se passe sous les Jugnauth.

•       En touchant et son salaire de Premier ministre [maintenant de ministre Mentor] et sa pension d’ancien Premier ministre et d’ancien Président de la République, Anerood Jugnauth viole la loi et s’en porte très bien.

•       Quelqu’un ministre aurait violé la loi en accordant une augmentation salariale de Rs 100,000 par mois à Vijaya Samputh.

•       Un député de la majorité gouvernementale aurait émis 270 chèques sans provision et aurait dû se retrouver au cachot depuis longtemps, ayant violé la loi 270 fois dans ce seul cas, et des dizaines de cas semblables.

Ce sont là les gens qui nous gouvernent. Aucune loi ne leur fera changer ni d’attitude ni de comportement : ils ont fait main basse sur le pays jusqu’à ce qu’ils soient chassés du pouvoir.

* Au-delà de l’interférence des hommes et des nominés politiques, il y a - en plus - les allégations d’interférence présidentielle au niveau du fonctionnement des institutions, comme dans l’affaire Alvaro Sobrinho, ce qui laisse croire que la présidence peut avoir plus d’influence qu’une « machine à signer », comme le soutient l’ancien Président Kailash Purryag. Faut-il donc croire que l’ingérence présidentielle dans le fonctionnement de l’Exécutif – on n’en parle pas -, est chose courante à Maurice ?

Non. L’ingérence présidentielle dans le fonctionnement de l’Exécutif – ou dans celui des institutions – n’est pas chose courante. C’est la raison pour laquelle l’implication profonde de la Présidence dans l’affaire Sobrinho est scandaleuse et inacceptable.

Non seulement le rôle et la fonction du Président de la République sont clairement définis et délimités par la Constitution, mais le comportement d’un Président ou d’une Présidente de la République, même si ce n’est pas écrit dans la Constitution, doit être empreint de dignité, de sobriété et de détachement.

Une Présidente de la République ne peut pas se permettre d’intervenir auprès des institutions pour faciliter des affaires de qui que ce soit, une Présidente de la République ne peut se permettre d’utiliser sa position pour faire accueillir plus de 30 fois au salon d’Etat de l’aéroport un homme d’affaires – qui plus est, un homme d’affaires sur lequel pèse des allégations de fraude massive et de corruption.

Le Président de la République n’est pas simplement une « machine à signer ». Il est le symbole de l’Etat, il représente la solennité et la dignité de l’Etat. Et pour cela, il doit préserver une distance de toute chose à controverse, de toute « affaire d’argent ».

La Présidente de la République a totalement manqué à sa responsabilité morale envers la Nation. Mon avis est que, avant qu’elle ne soit encore plus éclaboussée par cette affaire Sobrinho, qu’elle fasse « the honourable thing » de démissionner.

* Paul Bérenger disait depuis le début de cette affaire que la Présidente de la République s’est disqualifiée. Les derniers courriels publiés dans la presse démontrent que les choses se compliquent pour la présidence. Vous vous attendez à ce que le Gouvernement accède à la demande de l’opposition pour instituer une commission d’enquête et situer les responsabilités, non ?

Paul Bérenger n’a fait cette déclaration que très récemment. Navin Ramgoolam l’a dit en premier et il est allé plus loin en disant que la Présidente de la République devrait se démettre. Pour répondre plus directement à votre question, je vous dirai que je pense que le Gouvernement de Pravind Jugnauth n’instituera jamais une commission d’enquête sur cette affaire.

Pourquoi ? Parce qu’une commission d’enquête établira forcément les ramifications dans cette affaire.

- Pour commencer, le véritable rôle de la Présidente de la République dans toute cette affaire.

- Ensuite le rôle de Pravind Jugnauth. Pour quelles raisons a-t-il introduit, alors qu’il était ministre des Finances, dans son Budget de 2016-2017 ce nouveau Investment Banking Scheme où le permis d’opérer était accordé non par la Banque Centrale mais par la FSC ? - Le rôle d’Ivan Collendavelloo qui s’est hâté, après les premières révélations sur l’affaire Alvaro à Maurice, d’accueillir personnellement Alvaro Sobrinho à l’aéroport, au salon d’Etat, bien sûr ;

- Le rôle de Dev Manraj, Secrétaire Financier et Chairman de la FSC, donc celui qui a conçu le Investment Banking Scheme et qu’on a utilisé pour accorder son permis d’opération à Alvaro Sobrinho en un temps record ;

- Le rôle de l’ex-Permanent Secretary auprès de la Présidence, Dass Appadoo ;

- Le rôle de Roshi Badhain qui était le ministre de tutelle de la FSC à l’époque ;

- le rôle des autres ministres et hauts fonctionnaires qui ont bénéficié des largesses financières d’Alvaro Sobrinho. Qui sont ceux qui utilisaient les 7 berlines mises à leur disposition par Alvaro Sobrinho ? Qui sont ceux qui sont devenus subitement propriétaires de villas de luxe à l’IRS Royal Park ?

Vous croyez vraiment que le gouvernement acceptera d’instituer une commission d’enquête pour faire la lumière sur tout cela ? Tout cela sent la pourriture la plus abjecte dans laquelle sont trempées des sommités de l’Etat.

* Que faites-vous de la commission d’enquête instituée par le Gouvernement pour faire la lumière dans l’affaire Britam ? Faut-il aller plus loin que ce que nTan Corporate Advisory Pte Ltd nous a éclairés par rapport à l’écroulement de la BAI ?

La BAI ne s’est pas écroulée. Les dirigeants du gouvernement Lepep ont détruit la BAI. Qu’ils ne viennent pas maintenant nous raconter des bobards et essayer de se renvoyer mutuellement la responsabilité. Ils sont tous venus à la télévision au début de 2015 pour s’attribuer le haut fait d’armes que constituait pour eux alors le démantèlement de la BAI.

L’affaire Britam à elle toute seule mérite une introspection particulière pour faire la lumière sur la disparition des Rs 600 millions. Disparus dans le cyberspace ?

Une commission d’enquête ne peut tirer des conclusions qu’à la mesure des informations qui lui sont disponibles, qui sont mises à sa disposition. Par exemple, une commission d’enquête aura-t-elle accès aux comptes-rendus des réunions du PMO, du ministère des Finances, du ministère de la Bonne Gouvernance, de la Banque de Maurice, de la FSC préalables à la décision de retirer le permis de la Bramer Bank et au démantèlement des autres unités des affaires de Dawood Rawat ?

Oui, il faut aller beaucoup plus loin. Je suis partisan qu’une fois que le Parti Travailliste sera au pouvoir, ce qui ne manquera pas, que des commissions d’enquête présidées par des experts étrangers – libres de toute attache, de tout lien de parenté et de beau-parenté – soient instituées pour établir les responsabilités dans toutes ces sombres affaires qui jalonnent et continueront à jalonner le passage des Jugnauth au gouvernement.

Je suis aussi partisan d’une loi relevant du domaine pénal qui rendrait personnellement responsable un ministre ou un Premier ministre en cas de malfaisance caractérisée et nuisible à l’Etat.

* Une commission d’enquête sur l’affaire BAI avec des ‘terms of reference’ très élargis pourrait faire du tort à tout le monde sur l’échiquier, vous en êtes conscients ?

Une telle commission d’enquête ne peut faire du tort qu’à ceux qui sont responsables de malfaisance délibérée, de wilful wrongdoing, ou de mauvaise gestion, de mismanagement. Cela semble être clairement le cas dans l’affaire BAI.

Que signifient des terms of reference très élargis ? Cela inclurait les bénéficiaires des dons de la BAI aux partis politiques. Dawood Rawat a lui-même déclaré qu’il a fait des dons au MMM, au MSM, et non pas au Parti Travailliste. Mais il ne faut pas essayer de noyer le poisson.

Ce qu’il faut déterminer, ce sont les responsabilités dans une décision de politique politicienne – celle de détruire la BAI et ses compagnies affiliées – ce qui a, entre autres, fait perdre leur emploi à des milliers de personnes, qui a fait se volatiliser des milliards en valeur de stocks, qui a coûté - aux dires de Lutchmeenaraidoo lui-même - des milliards à l’Etat, qui a certainement bénéficié à des politiciens-courtiers dans le transfert des actifs de la BAI à des groupes privés. Voilà ce dont il s’agit.

Un tel exercice ne peut que faire du bien au pays et situera les responsabilités dans cette énorme escroquerie dont est coupable le gouvernement Lepep – y compris des ex-composantes de ce gouvernement qui sont aujourd’hui dans l’opposition.

* L’image qu’on a du gouvernement actuellement, c’est celui d’un régime qui prend de l’eau. C’est l’image fabriquée quotidiennement par les médias, par l’opposition, etc. Vous ne voyez pas l’actuel Premier ministre nous surprendre en renversant au final la vapeur et être en mesure de ‘set the political agenda’ ?

Ce n’est pas l’image fabriquée par qui que ce soit, c’est la réalité de la situation politique actuelle et c’est le naufrage réel vers lequel ce Gouvernement se dirige. Le pire, c’est qu’il risque fort d’entraîner le pays tout entier dans ce naufrage : mismanagement économique causé par un amateurisme révoltant, corruption généralisée, détérioration de la situation de law and order, prolifération du trafic des drogues par des proches du MSM, hausse intolérable du coût de la vie, des dizaines de morts sur la route et liées à la prolifération des drogues synthétiques, le désespoir des jeunes, le chômage galopant.

Voilà le bilan du Gouvernement. Alors comment s’étonner qu’il prend de l’eau ? Je ne vois pas le Premier ministre être en mesure de renverser la vapeur. Bien au contraire, j’ai bien peur que nous aurons more of the same. Il y aura encore chaque semaine un nouveau scandale, un nouveau cas de corruption, encore une détérioration de la situation de law and order, une détérioration de la situation économique, une perte de confiance grandissante des investisseurs en notre pays.

Un bon gouvernement est un gouvernement qui agit pour le bien de la nation. Ce n’est pas un clan qui agit pour les intérêts des siens. Cela me fait de la peine de le dire, mais le pays pleurera aussi longtemps que ceux qui nous gouvernent seront là. Les seuls heureux sont et seront les grands barons du foncier, qui, ayant bénéficié d’avantages fiscaux qui dépassent même ce dont ils ont pu rêver dans leurs rêves les plus fous, continueront à se faire des milliards dans la seule activité qui les intéresse maintenant : récolter des milliards de plus-value sur leurs terres.

* Ce sera donc ‘business as usual’ sur le plan politique, c’est-à-dire qu’on reviendra donc aux mêmes permutations ou combinaisons d'alliances des partis ‘mainstream’ avec à leur tête les mêmes leaders, comme par le passé - puisque l’alternative n’existe pas présentement ?

Non, ce sera du business as usual pour le gouvernement Lepep. Quant aux permutations et autres combinaisons dont vous parlez, il est un peu tôt pour en parler et pour faire des supputations.

Les mêmes leaders ? Oui, aussi longtemps que les membres d’un parti, Travailliste ou autre, souhaitent que le leader reste en place et mène le parti. Un changement de leadership, du moins dans le Parti Travailliste, est un exercice démocratique qui se fait lors du Congrès annuel du Parti et non par les rédactions de presse ou par des cliques refaisant l’histoire un verre de whisky à la main.

L’alternative ? A quoi ? Au leadership ? Comme je vous l’ai déjà dit, c’est le Congrès annuel qui décidera pour le Parti Travailliste.

Alternative au Gouvernement ? Il n’y en a qu’une : le Parti Travailliste au pouvoir et Navin Ramgoolam comme Premier ministre.

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