La Cantilène d’une exclusion

(Dédié à Soeur Cécile Leung)

Déjà rejeté dans le ventre de sa mère

Il est né dans la plus complète indifférence,

Dans un milieu aussi froid qu’un glacial hiver,

Attendant en vain qu’un sein maternel

Vienne consoler ses premiers pleurs.

Comment dans ces conditions

Profiter des dons de la nature?

Comment être de la race des champions

Nés pour grimper les marches du podium?

 

Le monde est un désert

Si, à notre naissance,

Notre mère n’est pas là

Pour nous prendre dans ses bras,

Si l’on nous fait boire le lait amer de la solitude.

 

 

Il ne s’agit pas de tapis rouge, ni de cuiller d’argent.

Au moins nous faut-il, dès le départ,

D’un peu de tendresse maternelle,

De bras protecteurs pour nous guider

Sur le chemin rocailleux de la vie

Et nous préparer à affronter

L’égoisme, le mépris, la méchanceté et la cruauté.

 

Ne te laisse pas abattre, jeune homme!

Le plus grand de ce monde

A connu la pire des épreuves:

Humiliation, hostilité, ostracisme, trahison.

 

La vie est une lutte perpétuelle.

Dans les moments difficiles

Ne compte que sur toi seul.

Ceux qui disent être tes amis

Vont raser les murs pour éviter ton regard.

 

Qu’importe!

Puisant ta force dans l’adversité

Tu te sentiras mieux armé pour relever le défi.

Devant l’obstacle garde ton calme.

Saisis les difficultés à bras-le-corps

Et tu triompheras à la fin.

 

*  Published in print edition on 3 July 2015

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