‘Fini la culture d’impunité ! La démocratie avance à grands pas

Interview : Steven Obeegadoo —

…mais il faut que la société civile et les intellectuels s’impliquent davantage dans le débat public’

« Comment prendre au sérieux les promesses de bonne gouvernance si à l’intérieur même d’un parti se pratique la pensée unique’

 

Il est facile d’identifier les dysfonctionnements des partis politiques à Maurice ou ailleurs. Mais les citoyens ne se bousculent plus pour renouveler les structures politiques ou participer aux débats en vue de développer de nouvelles pratiques dans le milieu politique. Steven Obeegadoo, engagé politique de longue date, partage ses initiatives pour favoriser le renouvellement des idées et livre ses impressions sur l’importance de l’intelligence collective au 21e siècle.

 

* C’est vrai que tout ce qui est « balancé » devant la Commission d’enquête sur la drogue actuellement ne concerne jusqu’ici que des allégations, et les avocats et policiers dont les noms ont été cités bénéficient de la présomption d’innocence. Mais vous êtes-vous demandé quel impact de telles allégations aura sur les Mauriciens et les jeunes en particulier ?

 

Il est évident que tout ce qui est rapporté par les médias ajoute au sentiment de ras-le-bol des Mauriciens et amplifie la perception que tout est pourri.

Évidemment, c’est une situation gravissime pour les institutions de l’Etat, telles que la Police et les services pénitenciers, comme pour le barreau dont l’intégrité est mise en doute.

Tout aussi préoccupant est le sentiment que j’ai noté chez certains que le simple fait de se faire défendre par un avocat indique la culpabilité d’un accusé et que l’avocat sert à détourner les enquêtes policières.

Il faut dénoncer, sanctionner toute dérive, réformer et réguler. Mais il est aussi essentiel de rappeler à tous ce que signifie un « État de droit ». Et il faut enseigner aux jeunes que la présomption d’innocence est un principe exprimé par l’Article 11 de la déclaration des Droits Universels des Nations Unies et que l’accès à un avocat est un droit fondamental inscrit au chapitre II de notre Constitution.

Paradoxalement, ce qui se passe devrait renforcer la confiance dans notre démocratie car c’est une Commission d’enquête, instituée par l’État, présidée par un ancien juge de la Cour Suprême, qui révèle au grand jour certains faits troublants. Il est donc heureux que la Justice soit toujours perçue par le plus grand nombre comme le dernier rempart contre l’arbitraire, les abus et l’affairisme en tous genres.

Voyez-vous, il faut trouver le juste équilibre entre l’impératif de dénoncer les dérives et celui de sanctionner les coupables sans pour autant remettre en question les droits démocratiques et les principes de l’État de droit.

J’insiste sur le fait qu’il est essentiel que tout accusé, quel qu’il soit et quel que soit le délit dont il est accusé, ait le droit de se faire entendre et de se défendre, qu’il ait la possibilité d’avoir accès à la Justice, et que les avocats, tout en se conformant à leur code d’éthique, puissent faire leur travail selon leur conscience. C’est cela aussi la démocratie et la bonne gouvernance.

* On ne sait pas à ce stade comment les choses vont évoluer au niveau de la Commission d’enquête, mais il est évident déjà que les allégations et autres révélations sur les liens trafic de drogues-politique vont affaiblir davantage l’alliance gouvernementale – quoique l’affaire des « Amsterdam Boys » en 1985 n’avait pas chassé le gouvernement MSM d’alors du pouvoir… Qu’en pensez-vous ?

Sans préjuger de la suite des travaux de la Commission et de ses conclusions éventuelles, dans la mesure où des proches d’un quelconque parti politique font l’objet d’accusations graves, l’on peut estimer que cela aura des retombées politiques défavorables pour ce parti.

Toutefois, il est prématuré d’en prévoir les conséquences précises sur les plans juridique et politique. De toute manière, étant donné la majorité parlementaire dont jouit le MSM-ML, je vois mal cette affaire ayant un impact direct sur le mandat gouvernemental.

Le débat est ailleurs. Les allégations et révélations diverses sonnent l’heure du réveil pour la société civile qui se doit d’exiger des mesures précises de la part de nos gouvernants pour mettre fin à une situation malsaine.

François Mitterrand disait que “la liberté et la démocratie exigent un effort permanent. Impossible à qui les aime de s’endormir.”

* On n’est plus aux temps des valises des parlementaires venant d’Amsterdam. Aujourd’hui, on parle des « unsolicited visits » des avocats, dont certains opèrent dans le giron politique, à certains trafiquants de drogue qui purgent des peines d’emprisonnement. Dans les deux cas, il y aurait aussi l’implication des hommes politiques ou ceux proches du pouvoir dans ce fléau qu’est le trafic de drogue. La politique pousse-t-elle certains à se croire tout-puissants et intouchables ?

Les normes de bonne gouvernance et la culture démocratique font que le fonctionnement du monde politique a beaucoup évolué. Les pratiques d’antan par rapport aux recrutements, au trafic d’influence et aux comportements individuels déviants sont de moins en moins acceptées par l’opinion publique ou tolérées par la loi. Les ministres, les députés et les autres responsables politiques qui demeurent en déphasage agissent à leurs risques et périls.

Non seulement notre population est plus éduquée mais la technologie a créé un environnement nouveau de transparence et d’accountability. Je me réfère au rôle des radios privées, à la retransmission télévisuelle en instantané des séances parlementaires et, plus généralement, à l’internet qui a donné une toute autre signification à la circulation de l’information.

Fini la culture d’impunité ! La démocratie avance à grands pas. Mais il faut que la société civile et les intellectuels s’impliquent davantage dans le débat public.

Lorsque les clameurs se seront tues autour de la Commission d’enquête et que ses conclusions seront connues, il faudra en tirer des leçons. Au-delà des poursuites et des sanctions exemplaires à l’encontre de ceux qui auront transgressé la loi, il faudra agir pour assainir et prévenir.

Le rapport de la Commission sera une occasion d’agir. Il est évident que par rapport au trafic de la drogue, certaines pratiques au sein de la Police et en particulier de l’ADSU devront être revues. Il est inimaginable que les services pénitenciers ne remettent pas en question certaines pratiques après ce que l’on a entendu.

J’ai suggéré ceci au Bar Council : lorsque la Commission aura livré ses conclusions, que les avocats soient appelés à se concerter pour apporter les changements appropriés à notre Code d’éthique et faire les recommandations nécessaires aux autorités.

Plus encore, il faut établir d’urgence un cadre régulateur en ce qu’il s’agit du financement des partis politiques et se pencher sur les dépenses électorales.

* Ivan Collendavelloo disait lors d’un « Eid Ul-Fitr Dinner », cette semaine, qu’il ne faut pas faire de la récupération politique sur un dossier aussi important que le trafic de drogue et le combat mené par l’actuel Gouvernement. Mais des questions se posent toutefois sur le « filtering » de tous ceux qui tentent de côtoyer le monde politique ou même qui parviennent malgré tout à infiltrer l’appareil politique et celui de l’Etat ?

A Maurice, comme ailleurs, ceux qui ne respectent pas la loi cherchent par tous les moyens de s’attirer les faveurs des puissants.

En ce qui concerne les politiciens eux-mêmes, les tentations d’abus de pouvoir, de trafic d’influence et de corruption les guettent en permanence. Mais le public n’est plus dupe et les exigences évoluent rapidement.

François Fillon l’a appris à ses dépens lors des élections présidentielles françaises et l’ancien Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a eu l’occasion d’y réfléchir en prison, entre autres. Les exemples sont légion.

Pour se prémunir requiert de la vigilance des partis, des structures démocratiques, et des règles de conduite et la réglementation de la vie interne telles qu’exprimées dans les statuts du parti.

Ainsi il est important d’avoir un cadre bien défini pour assurer le fonctionnement démocratique et la transparence, c’est-à-dire une Constitution. Le “filtering” ne peut être laissé au bon vouloir des individus ou des leaders au gré des évènements.

Cela vaut aussi pour l’État d’où la nécessité d’un code de conduite pour les ministres comme pour les députés, ce qui, dans la pratique, fait cruellement défaut à Maurice.

Par ailleurs, les mœurs électorales avec tout un folklore dépassé et des dépenses inutiles comme en témoignent les “bases” à chaque coin de rue et les défilés de voitures, doivent être revues et le code de conduite proposé par la Commission Électorale doit être doté d’une force de loi.

Et l’éducation à la démocratie? L’on ne naît pas imprégné d’une culture politique. La démocratie, les droits et les responsabilités du citoyen et les principes de bonne gouvernance, cela se discute et cela s’apprend.

Il faut s’assurer que les jeunes soient imprégnés d’une culture démocratique mais l’École mauricienne ne s’en soucie guère et le Citizenship Education que j’avais introduit dès le cycle primaire a disparu du circuit éducatif depuis longtemps.

* On peut penser qu’il faut remplacer les mauvais politiciens par de bons politiciens afin d’apporter des changements positifs dans notre société, dans la bonne gouvernance, mais comment y parvenir avec des partis qui restent bloqués et des leaders tout-puissants qu’on dit coupés des réalités politiques et sociales du pays ?

Dans une démocratie fondée sur le pluralisme politique, il est essentiel que les partis soient ouverts sur la société civile et que le fonctionnement du parti soit le reflet du type de société qu’il veut promouvoir. Comment prendre au sérieux les promesses de bonne gouvernance et du respect de la démocratie au sein d’un gouvernement si à l’intérieur même d’un parti se pratique la pensée unique et un fonctionnement monarchique ?

Pourtant, trois de nos quatre principaux partis ont des leaders dont le père était leader avant eux ! Comment s’étonner que les pratiques dynastiques ne s’accordent pas avec un fonctionnement démocratique?

Si le leadership se transmet selon le patronyme, peut-on faire la distinction entre biens familiaux ou biens du parti, losque l’on possède un imposant immeuble au cœur de Port Louis ? Ou peut-on distinguer entre richesses personnelles et trésors de guerre du parti, d’autant plus s’ils sont confinés dans des coffres-forts ou sont déposés sur des comptes bancaires personnels?

Autre phénomène qui interpelle : avec le recul des idéologies et en l’absence de débats internes autour du projet politique des partis respectifs, leur vie interne se résume à des positionnements et à une compétition féroce pour obtenir l’investiture aux élections et éventuellement un maroquin ministériel.

Dès lors, le parti devient “enn panier crabes”. Les instances, devenant des assemblées de béni-oui-oui, n’osent pas contester le leader. Au contraire, ils cherchent à confirmer toutes ses intuitions et favorisent la réalisation de tous ses caprices. Comment s’étonner dès lors que les leaders soient coupés de la vie publique?

Au siècle dernier déjà, le sociologue italien Roberto Michels, décortiquait le fonctionnement du parti social-démocrate allemand (SPD), pour démontrer le règne de l’oligarchie des permanents et des dirigeants préoccupés uniquement par la préservation de leurs privilèges. Restaurer la confiance dans la politique et approfondir la démocratie, cela passe nécessairement par la démocratisation et la modernisation de tous les partis.

Si un parti politique demeure, au sein des démocraties modernes, la forme organisationnelle pour le combat d’idées, structurant l’offre politique et portant la promesse de l’alternance, un enjeu majeur pour le devenir de notre société et de tout système de pluralisme politique est la perméabilité du parti politique eu égard aux courants d’opinion qui traversent et façonnent la société.

* Le projet de réforme de la Constitution des deux grands partis du pays – le MMM et le PTr — peine à se matérialiser ; celui du MMM présidé par vous-même à la tête d’un ‘task force’ a vu nombre de ses propositions – et non des moindres – être rejetées par le bureau politique du parti. Par ailleurs, l’on ne sait toujours pas ce qui est advenu du projet de réforme du PTr. Vous vous dites quoi aujourd’hui ? Que c’était un leurre pour calmer le jeu et faire taire la contestation après décembre 2014 ?

Vous avez raison de ne pas parler du MSM ou du PMSD car l’on n’a jamais entendu parler de statuts dans leur cas.

Pour ce qui est du PTr, c’est l’opacité la plus totale, car sa Constitution n’est ni accessible, ni connue. Il est vrai que sa révision a été évoquée et confiée à un comité après la débâcle de 2014 mais on n’a plus rien entendu depuis. Le PTr donne l’impression d’être un parti dont les instances dirigeantes se réunissent selon la seule volonté du leader, et les Constituency Labour Parties (comités régionaux) selon les états d’âme des animateurs locaux.

Le MMM, par contre, connaît une vie interne intense avec

  • un Bureau Politique se réunissant chaque semaine,
  • un Comité central rassemblant près d’une centaine de personnes démocratiquement désignées pour la plupart se réunissant chaque quinzaine,
  • tout comme les comités régionaux comprenant les militants les plus actifs au niveau des circonscriptions (les comités régionaux du MSM se réunissent aussi une fois le mois).

Les défis du MMM concernent la manière d’assurer le fonctionnement démocratique au jour le jour et l’implantation du parti dans une société qui se méfie de plus en plus de la politique. Ensuite, il s’agit de se renouveler sur le plan organisationnel et idéologique, pour revenir à la formidable machine de guerre d’autrefois.

Finalement, l’objectif, après une série de défaites depuis 2003, c’est de gagner… Se réinventer pour gagner et gagner pour transformer la société mauricienne. Voilà l’enjeu pour le MMM comme pour nombre de partis de gauche, socialistes ou sociaux-démocrates, de l’Inde à l’Europe, du Brésil à l’Australie.

La Task Force que j’ai présidé a ainsi proposé une nouvelle Constitution, fruit d’un patient travail d’écoute des militants et d’une étude approfondie de ce qui se fait de mieux au sein des partis de la gauche démocratique de par le monde. Nous voulions provoquer un ‘Big Bang’ permettant au MMM de démontrer qu’il pouvait y avoir une autre manière de faire de la politique: Écosocialisme, ouverture à la société civile, démocratie interne directe, parité hommes-femmes, quotas jeunes, transparence financière…

Une partie de nos propositions ont été acceptées mais les idées les plus avant-gardistes attendront la prochaine révision constitutionnelle. Quoi qu’il en soit, le plus important c’est la mise en œuvre de la nouvelle Constitution car il y a de nombreuses avancées.

A titre d’exemple, le MMM s’engage

  • à combattre la discrimination basée sur l’orientation sexuelle;
  • à parvenir à la représentation paritaire des sexes à l’horizon 2030;
  • à s’opposer à toute catégorisation communale dans la Constitution.
  • Qui plus est, le MMM a adopté un Code de conduite définissant les droits et les devoirs des militants, prévoyant la suspension en cas de condamnation judiciaire pour un délit allant à l’encontre des principes du parti.

L’élection partielle de Quatre Bornes pourrait compliquer les choses, car elle deviendrait la priorité. Toutefois que le parti puisse se réinventer pour inspirer et mobiliser les jeunes d’âge et d’esprit est la condition sine qua non de la victoire à Quatre Bornes et au-delà.

* Prôner la démocratie au sein et dans le fonctionnement des formations politiques est sans doute nécessaire, mais vous êtes-vous demandé si les militants seraient prêts à soutenir un autre dirigeant du parti à la place de Paul Bérenger ?

J’ai toujours refusé de faire de l’impératif de renouvellement une question de personnes. Paul Bérenger est une figure incontournable du MMM. Ce qui importe, c’est que le MMM puisse à nouveau frapper l’imagination et susciter l’enthousiasme. Nous progressons sur le terrain et les déçus de la soi-disant Alliance Lepep reviennent peu à peu vers nous.

Je choisis de positiver.

  • Il nous faut assurer la mise en œuvre de la nouvelle Constitution et démocratiser davantage le parti.
  • Il faut réaffirmer nos principes de mauricianisme et de justice sociale ;
  • recruter ;
  • repenser notre stratégie de conquête du pouvoir,
  • s’ouvrir à la société et dialoguer avec les forces vives,
  • élaborer un projet de gouvernement par le biais de débats participatifs.

Le MMM regorge de talents qu’il faut mettre en évidence. Beaucoup de cadres ne sont pas députés et n’ont pas toujours l’opportunité de se faire connaître du grand public.

Savez-vous que notre Comité central compte, depuis peu, plus d’un tiers de femmes et que la Jeunesse Militante vient de se choisir démocratiquement un nouvel Exécutif national?

* En tout cas, le choix du candidat du MMM pour la partielle au no. 18 et la non-désignation de Vijay Makhan sont considérés par les analystes politiques comme un autre calcul de Paul Bérenger afin de faciliter une victoire de Arvin Boolell, ceci avec l’objectif d’éliminer à terme le leadership de Navin Ramgoolam à la tête du PTr. Cela vous a-t-il surpris ?

L’élection partielle a suscité un vigoureux débat durant des semaines. Fallait-il participer à la partielle ? Si oui, quand devions-nous choisir notre candidat ? Et qui serait ce candidat ?

Notre dernière réunion du Comité central a duré deux fois plus de temps que d’habitude. Comme d’autres, j’ai donné mon opinion. Sur recommandation de la direction, le parti a finalisé son choix et la candidature de Nita Jaddoo a été rendue publique.

Les enjeux de cette élection sont très importants. Le résultat du scrutin offrira un snapshot de l’opinion publique dans une circonscription assez représentative du pays et il déterminera sans nulle doute les orientations et les stratégies des uns et des autres en vue des prochaines élections.

Paul Bérenger a insisté que nous y sommes pour gagner et tous les militants devront s’engager pleinement pour faire élire notre candidate.

* Passons sur les calculs politiques des leaders de partis. On dit que c’est la politique qui agit presque toujours comme vecteur du changement, et le changement passera par le renouvellement du personnel politique. Or, si le système et l’appareil politique restent bloqués, comment envisager l’avenir dans ces conditions ?

Nous passons trop de temps sur des questions de gouvernance au jour le jour. Souvent, lorsqu’on lit les journaux et qu’on écoute les radios, le débat public se résume aux abus de pouvoir, à la politicaille et à la criminalité.

Je souhaite que 2018 soit l’occasion de faire le bilan des 50 ans de notre indépendance, et d’aborder les questions de fond pour l’avenir tels que l’unité du peuple mauricien avec, pour toile de fond, la Constitution de 1968 et le système électoral hérité du colonialisme, la stratégie de développement économique à l’aune d’une mondialisation en constante mutation, les enjeux de la démocratisation sociale et économique, les moyens de la solidarité sociale, notre devenir écologique et la transition énergétique, les perspectives du mieux-vivre en prenant appui sur les technologies nouvelles, la nécessaire adaptation au vieillissement de la population, l’état d’urgence de la santé publique face à la progression des maladies non transmissibles à Maurice, l’Éducation pour le 21ème siècle…

Que de chantiers pour titiller le génie mauricien.

J’en appelle aux intellectuels et à la société civile pour interpeller les politiques et réorienter le débat public. Et, prenant la mesure des défis qui se présentent à nous, serait-ce utopique d’imaginer un effort commun des progressistes, libres de toute responsabilité pour le passé? Car il y a manifestement urgence à inventer la nouvelle gauche qui tournerait le dos aux pratiques politiques d’un autre temps pour faire de la justice sociale, l’écologie, le mauricianisme et la démocratisation intégrale les principes fondateurs d’un projet innovateur pour une autre Ile Maurice

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