KRJ Yash

Ce qui compte vraiment… 

Premièrement

« Quand la politique se met au service de l’économie… »

La résilience d’une économie provient de sa capacité à surmonter rapidement des chocs et des perturbations économiques. Les récentes visites du Premier ministre sur le continent africain contribuent à rendre notre économie résiliente. Les nouvelles voies de développement choisies par le gouvernement encouragent l’économie mauricienne à se tourner vers la Chine, l’Inde et les pays de l’Est. Il ne faut pas oublier que notre principal attrait pour ces pays se trouve être notre situation géographique et les liens que construit le Premier ministre avec le continent africain. Il faut se rendre à l’évidence : on ne fait pas des affaires en Afrique comme on a l’habitude de traiter avec nos partenaires traditionnels. En effet, la culture africaine des affaires demande que les débuts des « business opportunities » se fassent par le chef de l’Etat. Les Africains aiment bien les chefs d’Etat qui leur inspirent puissance et confiance. Le Premier ministre suscite le respect et l’admiration des dirigeants africains si on se base sur l’accueil que reçoivent ses interventions lors des récents sommets. Le rapport de l’African Peer Review Mercanism peut aussi être considéré comme un visa de bonne conduite des affaires du pays, octroyé par ses pairs.

Le Premier ministre a deux atouts à mettre en avant. Le premier étant notre système démocratique qui fait des envieux en Afrique et deuxièmement nos relations privilégiées avec les plus grandes puissances économiques. Il ne faut pas méconnaître que l’île Maurice a accueilli le Président chinois Hu Jintao en 2009 et le Président indien Abdul Kalam en mars 2006, que le Premier ministre est allé rencontrer son homologue indien le Dr Manmohan Singh à l’issue de son élection en octobre 2005, janvier 2007 et en février 2008.

Notre économie est petite mais ouverte, dépendant fortement de la santé financière de nos partenaires. En diversifiant nos sources de revenus potentiels nous serons moins exposés aux risques conjoncturels.

Notre économie semble finalement prendre une sérieuse option pour devenir un port pour l’Afrique.  

Deuxièmement

Faut-il être pistonné pour trouver un job ?

Quand je pose cette question autour de moi, je reçois malheureusement un « bien sûr » comme réponse. Je ne veux pas être catégorique, mais cette perception se banalise dangereusement et je me demande dans combien de temps elle sera une partie intégrante de la culture mauricienne.

Afin de juguler cette pratique si elle existe et dans un souci de transparence, n’est-il pas temps pour le ministre de la Fonction publique de réfléchir sur la mise en place de concours de recrutement pour la fonction publique ? 

Troisièmement

Un guerrier peut-il refuser de se battre?

Dans le Mahâbhârata, Duryodhana invite Yudhishthira à Hâstinapura pour participer à une partie de dés. Le point faible de Yudhishthira est son inclination sans limite pour ce jeu. Yudhishthira est averti qu’il s’agit d’un piège. Duryodhana le fait jouer contre Shakuni, son oncle maternel, qui est un tricheur. Pourquoi est-ce qu’un Guerrier « ferme au combat » (Yudhishthira) accepte-t-il de jouer avec cette bande de voleurs et de tricheurs sachant que c’est perdu d’avance?

KRJ YASH 

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